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Les rencontres
36000 pour le tri

Rencontre

Urbanisme et logement
Haute Goulaine – 19 juin 2012

Pour répondre aux attentes des concitoyens sur les sujets liés au développement durable, Eco-Emballages et l’Association des maires de France organisent pour tous les maires une série de rencontres locales « 36 000 pour le tri » pendant les cinq prochaines années. Ces rencontres ont pour vocation de favoriser les échanges de bonnes pratiques entre maires.

Les meilleurs moments
  • Haute-Goulaine
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  • Pascal Noël Racine Vice-président délégué à la collecte et traitement des déchets de Cap Atlantique et Maire d’Herbignac "Nous avons un projet de construction de 500 logements pour lequel nous avons prévu une collecte, non pas en porte-à-porte mais en apport volontaire. Les bacs de tri seront installés sur des emplacements stratégiques, très accessibles et proches des habitations. Notre objectif est de limiter le nombre de voies structurantes pour alléger au maximum la voirie et avoir un ensemble d’habitation plus agréable. Mais cela demandera un engagement de chaque habitant !"
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  • Paul Corbet Maire de Le Loroux-Bottereau "Les points d’apports volontaires fonctionnent bien. Il suffit simplement de bien sensibiliser les citoyens pour qu’ils se sentent impliqués. Il faut qu’ils se sentent "acteurs"du tri, qu’ils aient conscience de l’utilité de leur geste."
  • Audrey Ayme Adjointe au maire à Saint-Sébastien-sur-Loire "Notre plan local d’urbanisme est doté depuis peu d’une mesure spécifique sur la desserte des réseaux. A présent, la conception d’un local pour les constructions neuves est obligatoire."
  • Gautier Charbel Ancien conseiller municipale à l’urbanisme de La Roche Blanche "Les tarifs de la redevance incitative varient d’une communauté de communes à l’autre. Dans notre commune, la contribution pour un couple est de 174 euros/an. A partir de quatre personnes dans le foyer, le prix n’augmente pas. Cela fonctionne bien."
  • Claire Theveniau Maire de Puceul "Pour l’organisation du tournoi de foot, nous avons mené une réflexion avec la communauté de communes afin que les associations prennent elles-mêmes en charge le tri de leurs déchets. La commune récupère, bien sûr, le tout venant, mais ce n’est pas à elle de trier. Dorénavant, les associations apportent leurs déchets recyclables sur les points d’apports volontaires ; cette répartition des tâches fonctionne bien. Il fallait juste la préciser pour que chacun prenne ses responsabilités."
  • Gérard Nadeau Ancien conseiller à l’environnement de Préfailles "Les entreprises ont leur part de responsabilité dans le recyclage des déchets, et elle est énorme. Est-ce une utopie de penser qu’elles pourraient s’engager davantage dans une logique de réduction des emballages ? Il faut réduire et simplifier les conditionnements, sans attendre."
  • Gilles Bourdu ancien Maire de Le Cellier "Notre commune est dotée d’un bourg ancien où les rues sont très étroites. Pour la collecte sélective, nous avons installé, non sans mal, des colonnes de tri. Les habitants se prêtent au jeu et ça marche bien. En revanche, ce n’est pas aussi simple pour les personnes âgées. Nous avons donc mis en place un service municipal dédié. Nos agents passent chez eux prendre les sacs. C’est marginal, mais c’est utile. Chacun se sent ainsi concerné, sans exception."
  • Jean-Paul Loyer "Les communes ont un rôle éducatif important par rapport au tri. Ici, nous avons un jardin bio et un compost collectif. On travaille beaucoup avec les enfants, les instituteurs, le restaurant scolaire pour que chacun apprenne de nouveaux réflexes et sachent comment cela fonctionne ; pour alimenter davantage notre compost, nous avons même sollicité les familles. Et ça marche !"
  • Jean-Pierre Bouillant Maire de La Haye-Fouassière "La région connaît une forte pression sur le foncier. A chaque lancement de projet, nous discutons avec les lotisseurs. Mais le prix d’achat des terrains est élevé et nous avons du mal à leur imposer des contraintes de construction pour favoriser le tri. Nous cherchons de nouvelles solutions pour stocker les containers, adapter les logements, etc."
  • Jean-Pierre Coudrais ancien Maire de Clisson "Nous avons un éco-quartier en construction au sein duquel est prévue la création de jardins familiaux qui seront équipés de leur composteur collectif. Nous veillons à ce que le chantier soit "propre", avec des déchets de matériaux bien séparés. Mais avoir un éco-chantier, ce n'est pas simple, la volonté politique ne suffit pas. Il faut aussi mobiliser tous les acteurs du chantier, des ouvriers aux maîtres d'ouvrage."
  • Michel Bahuaud Maire de La Plaine-sur-Mer "Dans quelques hameaux, le taux de refus des déchets était particulièrement élevé (30 à 35 %). La commune a organisé un test dans quatre d’entre eux pour améliorer ce résultat. Nous sommes allés sur place, à la rencontre des habitants, pour les sensibiliser et les informer sur les bons et les mauvais gestes de tri. Aujourd’hui, le taux de refus y a baissé de moitié ! Avoir un contact direct porte toujours ses fruits !"
  • Monique Richard ancienne Maire d'Indre "Nous menons tout un travail avec les écoles. Deux composteurs y ont été installés afin d’y recueillir les déchets de cuisine, les déchets de jardin des familles, les restes de la cantine (triés par les enfants eux-mêmes), les déchets verts de la commune, etc. Chacun, à son niveau, a été sensibilisé, "formé". Le compost a amené dans notre commune une autre réflexion sur les déchets et l'environnement. Tout le monde se sent désormais concerné."
  • Nantes, le 09 février 2012

    Partager les bonnes pratiques, échanger, débattre entre maires sur les enjeux du développement durable, du tri et du recyclage, tels sont les objectifs des rencontres organisées par l'AMF, les 102 Associations Départementales de maires et Eco-Emballages.  Ce programme « 36 000 pour le tri » c'est un « tour de France » qui va se déployer sur les 5 prochaines années avec des rencontres organisées dans chaque département, ce sont 36000 maires qui pourront s'exprimer avec leurs pairs et insuffler une dynamique citoyenne autour de 6 thématiques : urbanisme et logement, vie locale et tourisme, sport et culture, nouveaux arrivants, école et famille, propreté et espace public.

    Le 19 juin dernier, les élus de Loire-Atlantique, Eco-Emballages et l’AMF se sont donnés rendez-vous à Haute-Goulaine, dans la région de Nantes, sur l’invitation de Yves Métaireau, ancien président de l’Association des Maires de Loire-Atlantique. Ils ont échangé, le temps d’une matinée, sur les façons de mieux intégrer le développement durable dans la conception de leurs projets immobiliers, leur architecture et leurs aménagements urbains. Cette rencontre, riche en échanges et en partage, a été organisée avec la participation de Mairie 2000.

    Il n’est pas toujours évident pour les communes de mettre en place des projets à la fois économiquement viables et respectueux d’une démarche environnementale. Pour Marika Frenette, consultante en qualité environnementale des bâtiments, « la responsabilité est essentielle pour inciter les parties prenantes à agir, mais elle ne suffit pas ». Cette architecte québécoise, installée à Nantes, souligne l’émergence d’une notion fondamentale : la désirabilité. « Pour s’impliquer dans une tâche, quelle qu’elle soit, l’être humain a besoin d’y trouver un certain bénéfice. Pour le tri, c’est la même chose ». Plus qu’un geste responsable, le tri devient un geste désirable et volontaire.

    Main dans la main avec les bailleurs
    Cette posture est surtout l’occasion d’impliquer tous ceux qui ne se sentent pas concernés. Cela résout par exemple, sur un chantier, une problématique chère aux élus : celle des déchets du bâtiment. Au Loroux-Bottereau et à la Haye-Fouassière, les maires sont convaincus que la concertation avec les bailleurs est la clé du succès, à la fois pour impliquer les ouvriers et intégrer des normes de construction spécifiques. A Saint-Sébastien-sur-Loire, la mairie est allée jusqu’à intégrer l’obligation d’un local de tri dans son Plan Local d’Urbanisme.

    Les éco-quartiers
    Quelques collectivités parviennent à concevoir des quartiers entiers prenant en compte des problématiques de développement durable. A Herbignac, un lotissement de 500 logements est en construction. « Les bacs de tri seront installés sur des emplacements stratégiques, très accessibles et proches des habitations », témoigne Pascal Noël-Racine, le maire de la commune. A Clisson, un éco-quartier sortira bientôt de terre, avec des jardins familiaux et un système de compostage collectif. Monique Richard, ancienne maire d’Indre rapporte sur ce thème une initiative plébiscitée par l’assemblée : la mise en place d’un compost collectif. « Cela a amené dans notre commune « une autre » réflexion sur les déchets et l’environnement, très positive et fortement mobilisatrice. »

    Bien connaître les besoins des familles
    Marika Frenette relance alors l’importance de « se rapprocher des vraies préoccupations des gens pour les mobiliser ». Sur ce thème, les échanges dans la salle sont nombreux ! Pour réussir un projet, « les habitants doivent se l’approprier, se sentir « acteurs » du tri et avoir conscience de son utilité», affirme haut et fort Paul Corbet, maire du Loroux-Bottereau. L’architecte québécoise suggère de « mettre au point un scénario pour avoir une vision concrète et pragmatique des besoins et des habitudes des familles mais aussi de l’espace disponible». Au Cellier, par exemple, la mairie a pris en compte la difficulté d’accès des bornes volontaires pour les personnes âgées. « Nous avons créé un service municipal dédié, témoigne Gilles Bourdu, ancien maire de la ville, pour passer prendre les sacs chez eux. C’est marginal mais très utile et chacun se sent impliqué à part égale. »

    L’affaire de tous
    « Toutes ces initiatives contribuent au changement de comportement », conclue Sophie Legay, directrice de la collecte sélective d'Eco-Emballages. Pascal Noël-Racine, Vice-président délégué à la collecte et traitement des déchets de Cap Atlantique, souligne l’incroyable ardeur des élus à faire bouger les choses. « Ce n’est pas simple, précise-t-il, mais à plusieurs, on est toujours plus forts. Et nos actions n’en ont que plus de portée. »

     

    Pour retrouver l’intégralité des bonnes pratiques évoquées lors des rencontres, vous pouvez télécharger la fiche pratique de la thématique urbanisme et logement.

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