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Les rencontres
36000 pour le tri

Rencontre Soulomès

Sport et culture
18 novembre 2016

Lot (Soulomès), le 18 novembre 2016

Jean-Marc Vayssouze-Faure, président de l’Association des maires et élus du Lot (AMF46), et Gérard Miquel, président du SYDED du Lot ont invité le 18 novembre dernier à la salle la Grange du Causse de Soulomès, les maires et élus locaux à se réunir pour partager leurs témoignages et initiatives locales en matière d’environnement et de développement durable, sur les thématiques : « Sport et Culture ». Un partenariat AMF, l'Association des Maires de France et Eco-Emballages.

Autour des Présidents sont présents Christian Pons, Maire de Soulomès. Pour le SYDED, Laurent Notzon, Vice-Président Communication, Bénédicte Lanes, Vice Présidente Prévention, Muriel Descamp, Directrice du Syded du Lot et Terpsicore Arghiriarde, Responsable de la Communication et Karine Alicot pour l’AMF46. Pour Eco-Emballages Johann Leconte, Directeur des relations avec les élus et les associations et Laure Poddevin, Directrice région sud-ouest. Patrice Drevet anime la rencontre et veille à son bon déroulement, en donnant la parole aux élus présents.

Pour répondre aux attentes des citoyens sur ces sujets, Eco-Emballages et l’AMF ont décidé de lancer le programme de rencontres thématiques 36 000 pour le tri depuis 2012, 97 rencontres ont été organisées dans toute la France afin de partager expériences et initiatives locales entre les maires de chacune des 36 000 communes de France sur des thématiques relevant de leurs responsabilités et touchant aux questions environnementales.

Pour introduire cette journée d’échanges, Christian Pons, Maire de Soulomès présente sa commune et ses activités. 

Johann Leconte présente les actions générales d’Eco-Emballages. Dans le Lot, le SYDED a réussi un vrai tour de force car la collecte sélective et la propreté de la ville restent des sujets importants. La priorité est que les élus restent constamment informés sur ces sujets.

Le cadre de vie, et en particulier le tri sélectif, représente la plus forte attente des habitants vis-à-vis de leur maire. En effet, 67% des habitants placent l’amélioration du cadre de vie en première compétence des élus. Le maire est donc le premier référent des habitants et le prescripteur légitime du geste de tri.

Patrice Drevet passe la parole à Laure Poddevin, qui présente les chiffres de la nouvelle région Occitanie. Ils ne sont ni bons ni mauvais, ils sont moyens en matière de collective sélective. Septième région de France pour les emballages légers, dixième région de France pour les emballages en verre avec un constat que le parc de bornes à verre est bien installé et assez dense mais qu’elles ne se remplissent pas comme elles le devraient parfois et donc une vraie réflexion est à mener pour être plus efficace en pensant parfois à changer de lieu ces bornes et à communiquer régulièrement sur ces sujets. Eco-Emballages travaille avec 83 collectivités pour l’Occitanie, avec un accompagnement en termes d’expertise, technique et de communication. Il y a aussi un accompagnement financier au coût de la collecte sélective et c’est environ 50 millions d’euros qui sont reversés à l’échelle de la région chaque année pour soutenir le geste de tri. Pour les résultats du Lot, le département reste le meilleur élève de la région, que ce soit sur les emballages légers ou sur le verre, avec un chiffre supérieur de 40% aux moyennes d’Occitanie. Dans le Lot, on trie mieux qu’ailleurs. Ca se traduit dans les chiffres, 12 000 tonnes par an d’emballages qui peuvent être recyclés et donc des économies de ressources naturelles, ce qui est important. Ce sont également des économies d’énergie : 15 millions de bouteilles en verre peuvent être refaites chaque année grâce au tri du verre des lotois, et 6 000 tonnes de CO2 sont ainsi évitées. Chacun participe ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique. De plus, ce modèle innovant de référents communaux est vraiment intéressant et commence à faire des émules.

Johann Leconte souligne qu’il est plus facile de trier tous les emballages plastiques. Aujourd’hui, tous les centres de tri (CDT) ne sont pas encore en capacité de le faire et si on le leur impose, on verrait un engorgement des CDT qui n’arriveraient plus à les trier correctement. On aurait un effet contraire à l’effet escompté et on ferait baisser le taux de recyclage au lieu de l’augmenter. Aujourd’hui, un plan de modernisation est enclenché pour permettre à l’ensemble des CDT de France de se moderniser. Johann Leconte souligne qu’il est toujours intéressant d’aller dans d’autres rencontres, avec d’autres thèmes abordés, dans d’autres départements voisins car ces rencontres sont ouvertes à tous. 

Laurent Notzon met en avant le réseau de référents environnement mis en place en 2015. C’est une belle réussite car les communes répondent largement présentes et chaque année, une rencontre des référents a lieu avec des actions ciblées et de réels résultats sont constatés notamment en termes de compostages collectif et individuel. Le matériel de tri du SYDED est mis à la disposition du public pour les buvettes entre autres. De plus, 60 kits pour 32 collectivités ont été vendus et cette opération sera suivie en 2017.

Bénédicte Lanes, rappelle que toutes les communes du département ont été sollicitées pour les référents environnement du SYDED. Il y a plus de 350 référents, ce qui est une très bonne opération. En 2016, le SYDED a lancé l’opération territoire « Zéro déchet, Zéro gaspi » et Événement écoresponsable à destination de manifestations génératrices de déchets.

Anne Bourguignon, référente environnement de la commune Prendeignes (224 habitants). Une association organise de nombreuses manifestations avec des restaurations sur place ce qui provoque des déchets. En 2010, la commune a investi dans des gobelets réutilisables à consignes, qu’elle prête à d’autres associations et a investi dans de la vaisselle (verre, couverts, assiettes, bols …) compostable. La commune a commandé un composteur collectif. L’ensemble des bénévoles étaient présents pour recevoir les informations. Point de vue alimentation pour les manifestations, la commune se fournit auprès des producteurs locaux.

Patrice Drevet fait lecture des trois questions autour desquelles s'articule cette rencontre dont le thème est donc : sport et culture

1/ Comment mettre en place une démarche de développement durable à l’occasion de manifestations sportives et culturelles ?

2/ Quels sont les moyens à mettre en œuvre afin de garantir l’intégration du développement durable ?

3/ Comment favoriser l’engagement environnemental des citoyens au travers de ces  événements ?

Stephane Magot, Maire de Peyrilles, a plusieurs fêtes sur sa commune. (Un conseil : s’y prendre suffisamment tôt pour l’organisation, cela règle beaucoup de soucis lors des manifestations). La référente a saisi les 2 ou 3 réunions en amont pour bien mettre en place un tri adapté et pour ne pas se retrouver devant le fait accompli. Pour les événements sportifs, il faut bien mettre en avant les kits pour que les sportifs les voient. Pour la fête médiévale, située sur une zone déserte, la commune a mis en place un stand d’informations, avec de la communication, la promotion de sacs réutilisables. Communiquer aussi auprès des restaurateurs et des traiteurs pour avoir beaucoup moins de déchets. Le fait d’utiliser des gobelets lors d’événements ne pose pas de soucis. Parfois à la buvette des « tournées » sont offertes. Là, certaines personnes sont obligées d’avancer le prix de 8,10, 12 gobelets et cela pose parfois un problème. Il faudrait que les organisateurs puissent prévoir quelques gobelets non consignés.

Serge Nouailles, Maire de Laroque-des-Arcs (630 habitants) propose une manifestation en septembre. Le souci est la partie restauration et la gestion des déchets. Grâce au SYDED, des points de tri ont été prêtés. La vigilance a dû être faite autour de ces points de collecte afin que le tri se fasse bien. Des délégués y étaient présents pour bien vérifier que le tri était fait. Cela a permis de mettre les déchets dans les composteurs. En revanche, ce n’est pas un réflexe acquis par les habitants et il faut de la surveillance. Quand ils comprennent que leurs déchets peuvent être recyclés sur place et qu’ils n’ont plus à se déplacer, ils le comprennent surtout quand on parle « portefeuille ». De plus, au port de la commune, des panneaux indiquent aux plaisanciers qu’ils peuvent composter leurs déchets et que des conteneurs à verre ont été installés, ce qui évite de tout mélanger dans un même conteneur et réduit le poids des déchets recyclables ou non. La commune recherche un broyeur à branches pour éviter les allers retours vers les déchèteries et pour que les habitants puissent faire leur propre compost.

Danielle Deviers, Maire d’Uzech fait part de difficultés car les personnes âgées trient moins bien leurs déchets. La mairie a contacté le SYDED pour avoir une aide en termes de communication afin qu’un intervenant puisse passer chez les personnes âgées afin de bien leur expliquer. Également, il est nécessaire de sensibiliser les aides à domicile sur les questions de tri. 

Mme Ruiz Rubio, Maire de Duravel (997 habitants) : Les associations et comité des fêtes se sont équipés de verres consignés (1€/verre) mais également de nappes lavables et réutilisables, qu’ils prêtent aux autres associations ce qui évite beaucoup de déchets papier. Une association nettoie les bois, ouverts à toute la population et beaucoup d’enfants y vont. Un salon de la forêt est organisé, avec un stand du SYDED, et de nombreux composteurs ont été vendus. 

Fabienne Kowalik, Référente environnement à Souillac. Y-a-t’il un cahier des charges pour être labellisé Evénement écoresponsable ?

Bénédicte Lanes répond : oui il y a une charte, et une convention peut être signée. Il faut que la commune se rapproche du SYDED pour signer cette convention.

Armelle Moreau (SYDED) : un kit de communication est remis avec une affiche, la charte à mettre en avant, un logo utilisable pour communiquer.

Gérard Miquel, remercie tous les référents présents pour leur travail sur le terrain. La seule communication efficace est celle que l’on fait chez les habitants avec des messages simples. Près de 20 000 conteneurs individuels ont été distribués sur le département. Les référents font partie d’une armée pacifique et là, pour une cause noble. A souligner que le département est tout plastique avec le traitement des films plastique. 

Marcel Piotte, Maire adjoint de Sousceyrac et Vice-Président de SITCOM Haut Quercy souligne que les personnels de collectivités (écoles, hôpitaux,..) trient très bien chez eux mais pas forcement sur leur lieu de travail. « Nous avons demandé que tous les locaux soient équipés de 2 poubelles et qu’un ou deux responsables vérifient le trie dans ces conteneurs ».

Gérard Miquel tient à dire qu’il faut aller au plus près du citoyen pour l’informer et le convaincre. Cela doit passer par là, inévitablement, et par le travail des référents, et ce dans le milieu rural mais aussi urbain. A noter qu’un conteneur placé dans un fossé ne sera pas respecté. En revanche, un conteneur bien placé, nettoyé régulièrement par un employé municipal, sera respecté.

Laure Poddevin évoque le festival Garorock qui fait la part belle au tri avec, chaque année, une thématique qui est mise en place. Cette année, c’est le tri des fermentescibles qui l’a été, avec un détournement vers l’alimentation animale s’ils n’étaient plus utilisables ou vers les restos du coeur s’il restait des choses non consommées et qui pouvaient encore l’être. Cette démarche s’est également étendue sur le festival Garokid avec une sensibilisation des enfants au tri. Un autre exemple : les fêtes de Mont-de-Marsan qui accueillent 500 000 personnes sur 5 jours : les 30 conteneurs à verre installés pour l’occasion ont permis de récupérer, l’année dernière, 15 tonnes de verre supplémentaires sur ces 5 jours. Désormais, cette démarche a été mise en place pour les cartons, avec des bennes de 23 m3.

Enfin, la ville de Bayonne sur son stade de Rugby a mis en place des spots avant le match, pendant la mi-temps et après le match. Ces spots, réalisés avec les joueurs, sensibilisent le public au tri. A la mi-temps, un jeu sur les bons gestes peut être organisé avec des cadeaux à gagner, comme par exemple des ballons dédicacés par les joueurs.

Bernadette Labattut, Conseillère municipale de Saint-Paul-Flaugnac souligne qu’il est toujours agréable de ne voir aucun déchet dans les rues. Petit à petit, avec beaucoup de travail, on peut y arriver. En revanche, il y a un souci avec les décharges sauvages autour des conteneurs.

Patrice Drevet souligne que 97 réunions, 97 problématiques identiques …

Pierre Chaumel, Maire adjoint de Biars-sur-Cère souligne qu’il n’y a qu’une solution qui fonctionne très bien, ce sont les caméras.

Gérard Miguel souligne que les 4 grosses déchèteries du département sont équipées de caméras 24h/24 contre les dépôts sauvages mais aussi et surtout contre le vandalisme et les vols. Le prix de revente des batteries paie le prix des caméras. Une loi est passée afin que les repreneurs aient des bons de rentrée et paient en chèque. En France, c’est obligatoire. Cette loi doit s’étendre à l’Europe car dans le nord, cela part sur la Belgique, sur le département 64 cela part sur l’Espagne et c’est un gros manque à gagner.

Catherine Albert, Maire de Cahus souhaite avoir des informations sur les « suremballages ». Pourraient-ils être réduits ?

Gérard Miguel répond : certains « suremballages » sont indispensables. Eco-Emballages travaille pour diminuer fortement ces « suremballages ». Les industriels qui produisent des emballages « difficiles » à recycler paient plus cher. Le poids de beaucoup d’emballages a été diminué.

Laure Poddevin souligne que beaucoup de produits ont toujours visuellement le même type d’emballage car c’est un souci de marketing, mais que la composition a été modifiée.

Le dispositif de collecte sélective est présent sur 99% du territoire français. Il existe cependant de très fortes disparités : on trie mieux en milieu rural qu’en milieu urbain, en pavillon qu’en immeuble. Or, l’enjeu de l’habitat collectif est de taille car 1 habitant sur 3 réside en habitat collectif. Aussi, la plateforme Trions Plus d’Eco-Emballages est à la disposition des élus, avec de nombreux outils gratuits et personnalisables pour sensibiliser les administrés résidant en habitat collectif.

Les syndicats et structures intercommunales peuvent être d’une aide précieuse pour les communes désireuses d’entamer des démarches plus responsables. Des moyens très simples peuvent être mis en place lors d’événements sportifs et culturels pour permettre de diminuer leur impact environnemental.

Pia Eon, SYDED, tient à témoigner pour un référent de la ville de Figeac qui n’a pu se rendre à cette rencontre. Deux manifestations éco-responsables ont été organisées dans cette commune, avec la mise en place de matériel de tri (doubles sacs). Peu de déchets au sol ont été ramassés et globalement, le résultat du tri a été bon. A surveiller, lors des repas où le tri n’est pas top. Attention aussi à bien briefer les bénévoles des buvettes. Des associations mettent à la disposition des mallettes de vaisselle réutilisable, durable.

Johann Leconte souligne que lors d’événements, des mairies ont mis en place une caution incitative lors de la location de la salle des fêtes communales : « Si le tri est correctement effectué, la caution est rendue aux organisateurs ».

Les jeunes, et plus particulièrement les enfants, sont de formidables relais des gestes écoresponsables à adopter auprès de leur entourage, en particulier celui du tri des déchets. C’est pour cela qu’Eco-Emballages met gratuitement à la disposition plusieurs outils et dispositifs : l’espace junior du site Eco-Emballages regorge de supports éducatifs pour les enseignants et les enfants. Par ailleurs, le jeu pédagogique Tri-Master peut être commandé par les mairies. L’inscription se fait en ligne sur le site www.trimaster.fr.

Pour conclure, Johann Leconte souligne que l’ensemble des informations et les initiatives locales sont à retrouver sur le site www.36000pourletri.fr mais également sur les réseaux sociaux.

Jean-Marc Vayssouze-Faure remercie pour la très forte mobilisation à cette rencontre. C’est un signe de l’implication et de la mission des élus et des référents, ce qui appelle au civisme sur ces enjeux majeurs. Il remercie le travail, depuis de nombreuses années, du sénateur Gérard Miquel, de ses équipes ainsi que les différentes organisations mais également Eco-Emballages pour ces rencontres 36 000 pour le tri. Jean-Marc Vayssouze-Faure termine en soulignant qu’il faut continuer à informer car on ne sait jamais ce qui se passe derrière chaque porte …

Pour aller plus loin – les liens utiles :

Pour en savoir plus : www.36000pourletri.fr                           
Pour en savoir plus : www.mountain-riders.org            

Pour en savoir plus : www.ecomaires.com                              
Pour en savoir plus : www.lecollectifdesfestivals.org   

Pour en savoir plus : www.evenementresponsable.fr                        
Pour en savoir plus :
www.ecoemballages.fr/juniors 

Pour retrouver l’intégralité des bonnes pratiques évoquées lors des rencontres, vous pouvez télécharger la fiche pratique de la thématique urbanisme et logement.

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