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Les rencontres
36000 pour le tri

Rencontre PARIS

Propreté et espace public
14 mars 2012

Pour répondre aux attentes des concitoyens sur les sujets liés au développement durable, Eco-Emballages et l’Association des maires de France organisent pour tous les maires une série de rencontres locales « 36 000 pour le tri » pendant les cinq prochaines années. Ces rencontres ont pour vocation de favoriser les échanges de bonnes pratiques entre maires.

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  • Jacques Pélissard Président de l'Association des maires de France
  • Nicolas Rossignol Journaliste
  • Ile de France
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  • Magali Ordas Présidente de l'Association des Villes pour la Propreté Urbaine et Adjointe au maire de Versailles
  • Philippe Cheval Responsable des services techniques de la propreté de Paris
  • Pascal Moliner Professeur d’Université, spécialisé en psychologie sociale
  • Alexandre Denamiel Maire de Pézarches « La majorité des communes de Seine-et-Marne sont en zone rurale, c'est pourquoi la problématique se situe au niveau du ramassage et du tri dans cette zone. Nous avons donc mis au point un système de ramassage avec un seul chauffeur ainsi que la distribution de bacs de couleurs avec un système de levier pour éviter beaucoup de manutention. Cela fonctionne à merveille.»
  • Ile de France
  • Sylvain Tanguy « Dans mon village, j’ai des vigies citoyennes qui m’alertent de manière naturelle en cas de soucis. Mon problème est plutôt celui des déchets sauvages. Comment des personnes peuvent-elles jeter leurs déchets là où pousse leur nourriture ? »
  • Valérie Zwilling Ajointe au Maire de Jouy le Moutier « Je considère que la propreté d’une ville est indissociable de la question de la collecte et de la relation de chacun à la fin de vie des objets. Je souhaiterais aborder cette question de la relation à la fin de vie , l’idée du « je ne veux plus voir donc je jette ». C’est cette idée là qu’il faut bousculer en instaurant par exemple des ateliers de sensibilisation aux gestes du tri, par l’action d’ambassadeurs notamment qui viennent renforcer l’action des équipes de propreté de la ville. En cas de problème, nous devons avertir avant de verbaliser. »
  • Olivier Sellier Adjoint au Maire d’Argenteuil « Lorsqu’il a été élu, le maire d’Argenteuil a fait de la propreté l’enjeu principal de son mandat. Nous avons mis en place une collecte des encombrants, des déchèteries fixes et mobiles, et aussi investi dans des bennes, des dispositifs anti tags… En plus de cela, nous disposons de 200 colonnes en bornes enterrées d’apport volontaire. Lorsque des promoteurs viennent mener des opérations immobilières sur notre territoire, nous intégrons les bornes dans le lot d’installation. »
  • Ile de France
  • Pierre-Paul Léonelli Adjoint au Maire de Nice « A Nice, nous avons imaginé un code de la rue. Ce petit ouvrage traite de la question des déchets notamment. Il est diffusé massivement et en plusieurs langues dans les écoles et directement auprès des populations et des touristes. En complément, nous avons mis en place une brigade spéciale d’intervention, une force rapide d’action de propreté, actionnable sur simple appel. L’intervention est immédiate. »
  • Didier Debord Adjoint au Maire de Nanterre « Nous essayons de travailler sur les comportements en proposant non plus des espaces publics mais des espaces partagés, pour éviter les effets de repli sur le domicile personnel. Ainsi, ces lieux ne sont plus simplement considérés comme des lieux de passage, mais des lieux de vie, ce qui pousse davantage les habitants à les respecter. »
  • Michel Teulet Président de l’Association des Maires de l'Ile-de-France et Maire de Gagny
  • Marie-Jeanne Calsat Maire-adjointe de Romainville « Dans ma commune, nous avons fait le choix de supprimer les contenaires du paysage, en favorisant l’aspiration pneumatique qui évite les poubelles qui débordent et qui rend le paysage urbain bien agréable. »
  • Bruno Boussard Maire adjoint de Montigny-le-Bretonneux
  • Laurence de Pins Conseillère municipale « Maintenant que les mégots de cigarettes se retrouvent sur les trottoirs on pourrait peut-être mettre en place une responsabilité élargie du producteur auprès des cigarettiers afin que les financements soient transférés aux communes au profit de la propreté. »
  • Claude Rocourt Ancien maire de Chaourse « La question de coût est très importante. Dans une commune telle que la mienne, nous n’avons pas assez de moyens pour avoir des agents qui verbalisent les pollueurs. Plutôt que de punir, nous avons donc choisi de sensibiliser par la communication, notamment auprès des enfants, principaux prescripteurs des gestes de tri. »
  • Maurice Legouge Maire-adjoint à Epinay-sur-Orge « Le tri sélectif devrait être mieux indiquer, nous pourrions créer un logo spécifique signalant que dans la commune, on pratique le tri sélectif. »
  • René Noël Maire de la Désirade (Guadeloupe) « A La Désirade, nous sommes partis du principe que la population doit être impliquée dans la démarche de tri. Nous avons donc mis en place un système de filet pour jeter les bouteilles en plastique. C’est une façon de trier à la fois ludique et efficace.»
  • Magali Ordas Présidente de l'Association des Villes pour la Propreté Urbaine et Adjointe au maire de Versailles « Au sein de l’association des villes pour la propreté urbaine (AVPU), nous avons pu qualifier la non propreté urbaine et ainsi créer des indicateurs objectifs de propreté (IOP) qui font références lorsque nos concitoyens nous interpellent. Grâce à ce dispositif, nous savons maintenant évaluer le nombre de déjections canines, de papiers gras, pour ensuite mettre en place des dispositifs adaptés. »
  • Ile de France
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  • Paris, le 14 mars 2012

    Partager les bonnes pratiques, échanger, débattre entre maires sur les enjeux du développement durable, du tri et du recyclage, tels sont les objectifs des rencontres organisées par l'AMF, les 101 Associations Départementales de maires et Eco-Emballages. Ce programme « 36 000 pour le tri » c'est un « tour de France » qui va se déployer sur les 5 prochaines années avec des rencontres organisées dans chaque département, ce sont 36000 maires qui pourront s'exprimer avec leurs pairs et insuffler une dynamique citoyenne autour de 6 thématiques : urbanisme et logement, vie locale et tourisme, sport et culture, nouveaux arrivants, école et famille, propreté et espace public.

    Jacques Pélissard - Président de l'Association des maires de France

    Eco-Emballages et l'AMF ont répondu positivement à l'invitation de Jacques Pélissard, le Président de l'Association des maires de France et donc choisi Paris pour débattre de la question de la propreté et de l'espace public, le 14 mars dernier.

    Dans la salle, une centaine d'élus sont venus partager leurs bonnes pratiques et échanger leurs expériences positives comme leurs doutes. Au programme de la réunion : « Propreté et espace public ». Enjeu de taille pour les maires, la propreté est une condition du bien-vivre ensemble ainsi qu'une mesure de préservation de l'environnement. De plus, il s'agit de garantir un cadre de vie agréable participant à l'image et à l'attractivité d'une ville. Cela soulève plusieurs questions : comment entretenir durablement la propreté des espaces publics ? Comment favoriser les comportements responsables des citoyens ? Comment faire pour que les citoyens respectent pleinement l'espace public ?
    « La propreté c'est aussi la continuité du geste de tri au-delà du foyer », souligne Eric Brac de La Perrière, le Directeur général d'Eco-Emballages. Si plus de 66 millions de Français ont aujourd'hui adopté ce geste comme le premier en faveur de l'environnement, il reste à perpétuer cette pratique en dehors de chez soi.

    Alexandre Denamiel - Maire de Pezarches

    Dans les petites communes rurales d'Ile-de-France, les maires s'interrogent : « de temps à autre, nous voyons notre population multipliée par quatre avec l'arrivée des gens du voyage. Il faut alors organiser leur accueil et le ramassage des ordures. Avez-vous des solutions pour cela ? », demande Alexandre Denamiel, le maire de Pezarches. « Il y a un groupe de travail qui s'est constitué à ce sujet au sein de l'AMF qui peut être contacté. Vous pouvez dans un premier temps mettre des bennes », suggère Jacques Pélissard.

    Les collectivités déploient des moyens matériels et humains très importants afin de garantir la propreté des espaces publics. Elles mettent à disposition des habitants : des poubelles, des corbeilles, des cendriers et organisent le ramassage des ordures ainsi que le nettoyage des rues. « Une fois par semaine, nous avons mis en place une collecte en porte à porte pour les encombrants, rapporte Olivier Sellier, ancien adjoint à Argenteuil. Et comme le territoire est vaste nous avons déployé des colonnes enterrées ». Plus original, en Guadeloupe, René Noël, ancien maire de la commune de la Désirade a décidé d'installer des filets réalisés avec du matériel de pêcheurs afin de récupérer les bouteilles en plastique sur un mode ludique. « Nous n'avons pas beaucoup de moyens mais nous avons des idées », plaisante-t-il.

    Pierre-Paul Léonelli - Adjoint au maire de Nice

    En outre, depuis quelques années, les élus se sont lancés dans de vastes campagnes de sensibilisation pour inviter les usagers à respecter leur environnement. « Nous distribuons un « code de la rue » aux habitants et nous avons aussi mis en place une force rapide d'action de propreté, actionnable par téléphone », intervient Pierre-Paul Leonelli, l'adjoint au maire de Nice. A Gagny, le maire, Michel Teulet a fait le pari de la pédagogie par l'esthétisme. Il raconte : « Nous sommes devenus une « ville fleurie ». Cela encourage les gens à prendre soin de leur environnement : on ne pose pas un bouquet de fleurs sur une table sale ! ». Au printemps, plus de 250 000 tulipes orneront la ville. Pascal Moliner, Professeur d'Université, spécialisé en psychosociologie, approuve pleinement ces méthodes : « La question de la signification de l'environnement est fondamentale. Il ne faut pas apporter uniquement des réponses techniques », précise-t-il.
    Bien du chemin a été parcouru depuis qu'Eugène Poubelle a introduit le premier réceptacle à déchets sur la voie publique en 1884. « Ce qui m'a frappé c'est votre volonté à tous d'impliquer les habitants, de faire en sorte qu'ils s'approprient la démarche de tri. Mouillons nos chemises pour que les citoyens soient les premiers maillons d'une chaîne de l'environnement ! », conclut Jacques Pélissard.

    Pour retrouver l’intégralité des bonnes pratiques évoquées lors des rencontres, vous pouvez télécharger la fiche pratique de la thématique propreté et espace public.

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