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Les rencontres
36000 pour le tri

Rencontre Laxou

Propreté et espace public
18 juin 2013

Sous l’impulsion de Madame Rose-Marie Falque, présidente de l’Association des Maires de Meurthe-et-Moselle et maire d’Azerailles,  une rencontre s’est déroulée le mardi 18 juin 2013 à Laxou sur la thématique : « propreté et espace public ». Accompagnés de Christophe Neumann, chef de projet « 36 000 pour le tri » chez Eco Emballages, et de Patrice Drevet, célèbre journaliste, trente participants ont pu ainsi échanger ensemble sur le tri et la gestion des déchets.

Laxou, le 18 juin 2013

Aujourd’hui, bien que la compétence ait été transmise à une intercommunalité, le maire reste la figure référente dans ce domaine : 58% des habitants interrogés répondent qu’ils font confiance à leur maire pour les questions de tri et de recyclage.  Partager les bonnes pratiques, échanger, débattre entre maires sur les enjeux du développement durable, du tri et du recyclage, tels sont les objectifs des rencontres organisées par l'Association des Maires de France, les 101 associations départementales de maires, Mairie 2000 et Eco-Emballages. Le programme 36 000 pour le tri est donc un « tour de France », avec des rencontres organisées dans chaque département, dans lequel 36 000 maires qui pourront s'exprimer avec leurs pairs et insuffler une dynamique citoyenne autour de six thématiques : urbanisme et logement, vie locale et tourisme, sport et culture, nouveaux arrivants, école et famille, propreté et espace public.

 

Ouverture des débats par la présidente, Rose-Marie FALQUE  

« Même si les comportements ont déjà bien changé,  nous sommes toujours agacés par l’incivisme qui conduit certains à déposer leurs déchets là où bon leur semble. Cette réunion offre la possibilité de poursuivre le travail que nous avons déjà engagé, de partager nos bonnes pratiques, d’échanger sur ce qui est mis en place dans nos communes pour offrir à tous de bonnes solutions. Au travers des diverses actions dans les territoires, des bulletins d’information, nous incitons à faire changer les comportements pour rendre nos villes et villages plus propres.

Un travail de fond qui a son quotient d’intérêt pratique immédiat puisqu’un espace propre et soigné incite au respect, et même si les compétences sont maintenant transmises aux intercommunalités, nous sommes en tant qu’élus locaux les fantassins de l’éco-durabilité. Nous devons agir pour sensibiliser le public à l'impact environnemental de leurs déchets, les aider à mieux trier et les inciter à en produire moins. Une fois de plus la tâche qui nous incombe est importante ! ».

 

Redevance incitative : un enjeu clé ?

Avec son mode de calcul basé sur ce que l’on produit comme déchets plutôt que sur la taxe foncière de l’habitation, la redevance incitative fait beaucoup parler d’elle. « Ce n’est pas un système qui me convainc », admet Waïna Czmil-Crocco, conseillère municipale à Dieulouard, « j’ai peur que cela multiplie le déchet sauvage », précise-t-elle. Pourtant, la tarification incitative permet de rendre le « consommateur pollueur » plus responsable en l’incitant à trier mieux et plus.

« En même temps que la redevance incitative que nous avons mise en place sur le territoire de la communauté de communes du Grand Couronné, nous avons multiplié les points d’apport volontaire par deux ; nous n’avons pas plus de déchets sauvages qu’avant et les poubelles sont mieux triées », rassure Ennio Bazzara, ancien maire de la commune en question. Pour que celle-ci soit en effet un véritable bénéfice pour les communes, il est important de multiplier les zones de tri mais aussi de bien organiser les modalités de son financement, en prêtant attention « à la partie fixe et variable pour pouvoir assumer les services qui eux sont pris sur la partie fixe ! », précise la présidente FALQUE.

 

Les enfants, garants d’un futur propre

Les participants semblent tous d’accord sur l’importance à accorder aux enfants, véritables ambassadeurs d’attitudes responsables vis-à-vis de l’environnement et donc du tri. Diplômes, poèmes, plantations d’arbres ou mises en place de nichoirs pour les oiseaux, les communes ont multiplié les actions dans les écoles mais aussi les récompenses pour assurer un avenir vert et pérenne à leur commune. « Les meilleurs porte-paroles de l’environnement sont sans aucun doute les enfants », confirme Véronique Chassatte, conseillère municipale à Dombasle-sur-Meurthe. « Une fois par an, les enfants des écoles nettoient les rues de la commune », ajoute Alain Boulanger, maire de Fléville-devant-Nancy. Un choix que nombre de mairies semble avoir fait et en plus duquel ils ont souvent ajouté un « ambassadeur  du tri », personne employée à temps complet ou partiel selon les villes, qui intervient comme référence, visite, explique et enseigne les bonnes pratiques aux écoliers.

 

Plastique et harmonisation

Le tri progresse mais beaucoup de questions subsistent encore sur les déchets plastiques. Pour exemple, le pot de yaourt n’est toujours pas recyclable, les pots de fleurs en plastique non plus. N’est-il pas temps de travailler sur l’emballage de ces produits de grande consommation ? 

Une inquiétude justifiée selon Christophe Neumann, et pourtant sur laquelle de grands efforts sont concentrés : « Nous expérimentons cela en Haute-Saônenous travaillons en étroite collaboration avec toute la chaîne, les industriels, les collectivités locales et les filières de recyclage pour connaître les incidences sur le dispositif ; cette expérimentation se termine fin 2013 et ses conclusions seront communiquées début 2014. On peut d’ores et déjà souligner qu’un des enjeux majeur sera la modernisation des centres de tri » annonce-t-il. Si l’harmonisation des matériaux des emballages est en progression constante, c’est aussi le cas de celle des consignes auprès des habitants, dont la première est l’uniformisation des codes couleurs. « Le jaune, c’est le tri », confirme Christophe Neumann et « même si toutes les communes de France n’y sont pas encore toutes venues, il n’en reste que 20 % à convaincre. Cette couleur représente aux yeux des Français celle du recyclage, un repère pour le tri, partout sur notre territoire », conclut le chef de projet.

 

Le point d’apport volontaire ou réduction du déchet sauvage ?

Rajouter un Point d’Apport Volontaire (PAV) est pour certains parfois synonyme de multiplication de déchets. « Le problème, c’est que les gens veulent que nous multiplions les points, mais surtout pas devant chez eux », sourit Jean-Pierre Lagorce, adjoint au maire d’Heillecourt. Pourtant, c’est bien la multiplication des ces points qui facilitera la démarche éco-citoyenne des habitants. « Nous avons augmenté le tri et amélioré la gestion des déchets par la multiplication de nos conteneurs », confirme Bernard Drouin, maire de Francheville. Un point que la présidente FALQUE corrobore pleinement en précisant que « pour que les PAV soient efficaces, il faut qu’ils soient nombreux et aussi bien placés, sans gêner  les habitants. »

Pour retrouver l’intégralité des bonnes pratiques évoquées lors des rencontres, vous pouvez télécharger la fiche pratique de la thématique propreté et espace public.

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