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Les rencontres
36000 pour le tri

Rencontre Charleville-Mézières

Propreté et espace public
30 novembre 2013

A l’occasion du Congrès des maires des Ardennes, le Président de l’Association des maires des Ardennes, Monsieur Régis Depaix, avait invité, le 30 novembre dernier, à Charleville Mézières, les élus à participer à débat sur la thématique« propreté et espace public ».Monsieur Francis Signoret, Vice-Président de l’Association des maires des Ardennes, et maire de la communede Grandpré, Pascal Moliner, docteur en psychologie sociale et Christophe Neumann, chef de projet « 36 000 pour le tri » étaient présents Patrice Drevet animait la rencontre et veillait au tempo de la réunion en donnant la parole aux élus présents.

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  • Christophe NEUMANN Chef de projet « 36 000 pour le tri » « Le Projet 36000 pour le Tri a été mis en place avec l’Association des maires de France car, pour citer Monsieur Jacques Pélissard, Président de l’Association, les maires sont des véritables fantassins du développement durable. Si l’on interroge les habitants des villes, la réponse est d’ailleurs probante, pour eux le maire est bien responsable du traitement des déchets et du recyclage. C’est donc à vous, élus, d’être le moteur du développement durable. »
  • Francis SIGNORET Vice-Président de l’Association des maires des Ardennes, et maire de la commune de Grandpré « Ces réunions sont d’importants rendez-vous qui nous permettent d’avoir un bel échange sur le tri mais aussi sur le développement durable de nos villes. »
  • Rencontre Charleville-Mézières
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  • Jean-François FREROT Maire de Lumes « Le Conseil Municipal des enfants est un outil formidable. Il implique activement les enfants dans le développement durable et les rend plus sensibilisés et éco-citoyens. »
  • Jean-Marie HANIN Maire de Chémery-sur-Bar « Les choses changent car les nouvelles générations grandissent avec un regard sensibilisé à l’environnement ; ils sont donc plus attentifs à l’entretien de l’espace public mais aussi aux comportements de leurs aînés. »
  • Marie-Claire DORE Maire de Marby « Nous rassemblons une fois par an tout le village pour un grand nettoyage de nos rues ; tout le monde y participe ! C’est un grand moment de rassemblement que nous terminons autour d’un verre ; au-delà du nettoyage, cette réunion crée un lien social très fort. »
  • Pascal MOLINER Docteur en psychologie sociale « Sensibiliser les gens, les impliquer, cela les transforme en agents de contrôle social. Le regard de l’autre rendra les incivilités plus difficiles. Les enfants devenus prescripteurs vont aux aussi effectuer ce contrôle sur leurs parents. »
  • Pierre CORDIER
  • Robert COLSON Maire d’Arreux « Les journées de nettoyage organisées par la commune avec les habitants permettent de nous approprier l’espace public et de rendre nos citoyens plus responsables. »
  • Charleville-Mézières, le 30 novembre 2013

    Grâce au développement de la collecte sélective des emballages ménagers, le maire est naturellement devenu la figure référente dans le domaine du tri et du développement durable pour ses habitants. 58% des habitants interrogés répondent en effet qu’ils font confiance à leur maire pour les questions de tri et de recyclage, même lorsque le maire a délégué sa compétence à l’intercommunalité. Partager les bonnes pratiques, échanger, débattre entre maires sur les enjeux du développement durable, du tri et du recyclage, tels sont les objectifs des rencontres organisées par l’AMF (Association des maires de France), les 101 associations départementales de maires et Eco-Emballages. Ce programme, 36 000 pour le tri, c’est donc un « tour de France », avec des rencontres organisées dans chaque département, ce sont 36 000 maires qui pourront s’exprimer avec leurs pairs et insuffler une dynamique citoyenne autour de six thématiques environnementales : urbanisme et logement, vie locale et tourisme, sport et culture, nouveaux arrivants, école et famille, propreté et espace public.

     

    Impliquer les nouvelles générations pour préserver l’espace public

    Si les compétences de gestion de tri sont aujourd’hui entre les mains des structures intercommunales, les maires restent pour la majorité des habitants la référence en la matière. Une responsabilité qui les incite à échanger leurs bonnes pratiques et à trouver des solutions pour toujours améliorer la gestion du tri et la préservation de l’environnement.

    Comme à Lumes, où le maire de la ville, Monsieur Jean-François Frérot, se félicite d’avoir mis en place un Conseil Municipal des enfants. Une action qui permet d’« impliquer activement les enfants dans les problématiques liées à l’environnement », renchérit le maire et de les « rendre plus sensibles et éco-citoyens ». Une véritable promesse d’avenir soutenue aussi par Monsieur Jean-Marie Hanin, ancien maire de Chémery-sur-Bar, qui insiste sur le rôle de prescripteur qui peut naître chez les plus jeunes. « Les choses changent car les nouvelles générations grandissent avec un regard sensibilisé à l’environnement ; ils sont donc plus attentifs à l’entretien de l’espace public mais aussi aux comportements de leurs aînés, » souligne le maire.

     

    De nombreuses actions de sensibilisation qui portent leurs fruits

    Mais le développement durable ne concerne pas que les écoles ; les maires savent aussi qu’il faut multiplier les actions pour conserver les espaces publics propres. Ainsi, les élus de Champagne-Ardenne parlent des journées de sensibilisation, la « journée citoyenne » précise Madame Marie-Claire Doré, maire de Marby, où tous les habitants se réunissent une fois par an sur la place du village, pour le nettoyage des rues de leur petite ville. « C’est un grand moment de rassemblement que nous terminons autour d’un verre ; au-delà du nettoyage, cette réunion crée un lien social très fort », confirme Madame Doré. « Notre journée de sensibilisation de ramassage fonctionne aussi très bien, » ajoute Monsieur Jean-François Frérot. « Ces journées permettent à nos habitants de s’approprier l’espace public et donc de le maintenir propre, » conclut Monsieur Robert Colson, maire de la commune d’Arreux.

     

    Pascal Moliner - Professeur en psychologie sociale, Université de Montpellier

    Le point de vue d’un professeur en psychologie sociale

    « Cela fait environ quarante ans qu’il existe un courant de recherches sur la problématique du rapport des individus à l’environnement.A la suite de ces études, certaines choses ont pu être mise en évidence. De façon générale, il faut bien comprendre que le rapport à l’espace n’est pas nécessairement rationnel.Il procède d’une rationalité subjective ou psychologique.Cela veut dire que les gens ne font pas toujours ce qu’il faudrait, souvent pour des motifs très complexes à saisir. L’espace public n’a pas nécessairement la même signification pour tous les individus : des significations différentes de cet espace vont induire des comportements différents dans ces espaces publics.

     

    Il y a trois pôles de définition de l’espace public : l’espace partagé et collectif (celui qui appartient à tous, c’est lenôtre), l’espace contrôlé par les autres (il appartient aux autres, ce n’est pas le nôtre) et les espaces vides(il n’appartient à personne). Ces trois compréhensions de l’espace public vont déterminer des comportements différents chez ceux qui les fréquentent .Si l’on arrive à comprendre cette mécanique, on peut alors commencer à saisir ce que l’on appelle dans le domaine de la psychologie sociale, les « régulations sociales » qui sont plus simplement, les ressorts qui animent le comportement des gens.

    C’est donc une question fondamentale de connaître la signification d’un lieu pour un individu car cettesignification déterminera la normalité ou l’illégitimité d’un comportement. Par exemple, il est normal d’être en maillotde bain sur une plage, allongé sur une serviette alors que ce même comportement serait anormal et illégitime dans unhall de gare ! Dans cet exemple, qu’est-ce qui détermine la légitimité de ce comportement ? C’est la signification que l’on a accordée à cet espace.Concernant la propreté des espaces publics, un espace qui est sali est donc un espace dans lequel celui qui salit considère que la dégradation n’est pas anormale. Un espace qui reste propre est donc un espace qui rend le comportement de dégradation illégitime, hors de la norme. C’est ce phénomène qui fait que le maintien de la propreté d’un lieu incite à la faire mieux respecter.»

    Pour retrouver l’intégralité des bonnes pratiques évoquées lors des rencontres, vous pouvez télécharger la fiche pratique de la thématique propreté et espace public.

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