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Les rencontres
36000 pour le tri

Rencontre Carbonne

Propreté et espace public
27 juin 2013

Monsieur Jean-Louis Puisségur, président de l’Association des maires de Haute-Garonne et maire de la commune de Pointis-Inard, avait invité les maires et élus locaux à se réunir pour discuter de la gestion du tri et des déchets, sur la thématique « propreté et espace public ». Etaient aussi présents, Monsieur Christophe Neumann, chef de projet « 36 000 pour le tri », Laure Poddevin, responsable régionale d’Eco Emballages et Odile Cassède, responsable de la communication région d’Eco Emballages, ainsi que Pascal Moliner, professeur en psychologie sociale à l’université de Montpellier. Patrice Drevet animait la rencontre, et veillait au tempo de la réunion en donnant la parole aux élus qui souhaitaient intervenir.

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  • Alain MENNESSIER Ancien maire de Balesta « Nous avons mis en place un numéro de téléphone pour ceux qui auraient des questions. Dans les lieux publics nous avons rajouté des cendriers. Nous communiquons également une fois par an le nom des bénévoles qui se sont impliqués dans la propreté de nos espaces publics. Nous travaillons maintenant à l’embellissement des points d’apport volontaire».
  • Alain RUMEBE
  • Christian CAZALOT Maire de Castelnau-Picampeau « Nous faisons beaucoup d’actions dans les écoles, nous croyons vraiment que les enfants sont les meilleurs ambassadeurs du tri ».
  • Christophe NEUMANN
  • Denis BEZIAT Maire adjoint à Venerque « Depuis dix-huit mois, nous utilisons des canisettes et nous avons déjà pu observer un véritable changement dans nos rues ».
  • Rencontre Carbonne
  • Hubert MESPLIE
  • Rencontre Carbonne
  • Rencontre Carbonne
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  • Rencontre Carbonne
  • Rencontre Carbonne
  • Rencontre Carbonne
  • Jean-Louis PUISSEGUR
  • Josiane LIBERATI
  • Laure PODDEVIN
  • Maurice GALY
  • Michel SARRAILH
  • Mona LARDE Ancienne adjointe au maire à Portet-sur-Garonne « Notre commune a reçu le premier prix d’embellissement en 2012 et il faut avouer que tous nos administrés en ont été très fiers ».
  • Odile CASSEDE
  • Pascal MOLINER
  • Philippe BARUTAUT Ancien délégué à la mairie de Liéoux « Nous avons lié des foyers à un point d’apport volontaire spécifique, en leur donnant une clé qui permet d’accéder à ce point. Depuis nous n’avons plus aucun dépôt sauvage et nous avons observé une diminution notable des ordures ménagères. Après sondage, nous obtenons un taux de satisfaction de l’ordre de 80 à 90 % ».
  • Serge LAVIGNE
  • Carbonne, le 27 juin 2013

    A l’occasion du développement de la collecte sélective des emballages ménagers, le maire est naturellement devenu la figure référente dans le domaine du tri et du développement durable pour ses habitants. 58% des habitants interrogés répondent en effet qu’ils font confiance à leur maire pour les questions de tri et de recyclage, même lorsque le maire a délégué sa compétence à l’intercommunalité. Partager les bonnes pratiques, échanger, débattre entre maires sur les enjeux du développement durable, du tri et du recyclage, tels sont les objectifs des rencontres organisées par l'AMF (Association des maires de France), les 101 associations départementales de maires, Mairie 2000, et Eco-Emballages. Ce programme, 36 000 pour le tri, c'est donc un « tour de France », avec des rencontres organisées dans chaque département, ce sont 36 000 maires qui pourront s'exprimer avec leurs pairs et insuffler une dynamique citoyenne autour de six thématiques environnementales : urbanisme et logement, vie locale et tourisme, sport et culture, nouveaux arrivants, école et famille, propreté et espace public.

     

    Les enfants, ambassadeurs d’aujourd’hui et de demain 

    Ce sont surtout les plus jeunes habitants des communes qui ont été célébrés autour de la table des élus de la région Midi-Pyrénées, « nous faisons beaucoup d’actions dans les écoles, nous y croyons vraiment », confirme Christian Cazalot, maire de Castelnau-Picampeau. Un sentiment partagé par Serge Lavigne, maire-adjoint à Auterive ou par l'ancien maire de Balesta, Alain Mennessier. Un enthousiasme que Pascal Moliner salue en ajoutant : « Le bénéfice immédiat d’une communication auprès des jeunes gens est qu’ils se transforment en agents de contrôle social ; ils vont exprimer leur réprobation aux mauvais comportements. »

     

    Communiquer et diversifier le message

    Philippe Barutaut, ancien délégué à la mairie de Liéoux, a quant à lui choisi de mettre en place une stratégie de communication bien précise : « Nous avons décidé d’orienter notre communication vers les gens qui ne trient pas. Pour cela nous avons mis en place des partenariats avec les associations ; en passant par leurs organismes, nous nous sommes aperçus que nous touchions mieux nos cibles. Pour motiver les associations, nous avons par exemple mis en place des aides financières pour les aider à organiser leurs manifestations. Par ailleurs, nous nous sommes rapprochés des ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural) pour que les personnes âgées, qui sont souvent prêtes à s’impliquer dans le tri mais qui ne le peuvent pas toujours, soient aidées par les personnes qu’elles voient fréquemment. Cette action a rencontré un grand succès ». Pascal Moliner confirme : « une communication par relais est une très belle idée, vous pourriez d’ailleurs tout à fait aller plus loin et inciter ces gens à témoigner de leur engagement. Vous avez bien compris qu’une communication qui toucherait tout le monde ne peut effectivement pas fonctionner ».

     

    Le point d’apport volontaire, un enjeu clé dans la mise en place du tri

    Une stratégie d’adaptation et d’ajustement qui s’applique de la même façon aux PAV (points d’apport volontaires) qui demandent une réflexion à propos de leur implantation. Un point sur lequel Hubert Mesplié, maire de Gaillac-Toulza, insiste : « Si les points d’apport volontaire sont cachés, les gens y déposent leurs déchets en vrac, ce qui complique le ramassage ». « De notre côté, explique Alain Mennissier, ancien maire de Balesta, nous avons pensé que les points d’apport volontaire devaient être des lieux de rencontre ; nous avons mis en place un numéro de téléphone pour ceux qui auraient des questions. Dans les lieux publics nous avons rajouté des cendriers. Nous communiquons également une fois par an le nom des bénévoles qui se sont impliqués dans la propreté de nos espaces publics. Nous travaillons maintenant à l’embellissement des points d’apport volontaire. »

    A Gaillac-Toulza, le maire Hubert Mesplié indique que « huit foyers sont associés à un point d’apport volontaire ; en cas de problèmes nous communiquons avec ce groupe. Si le problème persiste, nous l’affichons durant un mois en mairie en espérant que ce soit dissuasif ! ». « Idem à Liéoux » commente Philippe Barutaut, « nous avons lié des foyers à un point d’apport volontaire spécifique, en leur donnant une clé qui permet d’accéder à ce point. Depuis nous n’avons plus aucun dépôt sauvage et nous avons observé une diminution notable des ordures ménagères. Après sondage, nous obtenons un taux de satisfaction de l’ordre de 80 à 90 %. »

     

    Le point de vue d’un professeur en psychologie sociale

    Pascal Moliner, professeur en psychologie sociale, Université de Montpellier

    « De façon générale, l’espace public n’a pas nécessairement la même signification pour ses usagers. Des significations différentes de cet espace vont donc engendrer des comportements différents. Si l’on comprend cette mécanique, on peut alors commencer à comprendre ce que l’on appelle dans mon domaine les « régulations sociales » qui sont les ressorts qui animent le comportement des gens. Il faut connaître la signification d’un lieu pour un individu. Cette signification détermine la normalité ou la légitimité d’un comportement. Par exemple, il est normal d’être en maillot de bain sur une plage, allongé sur une serviette alors que ce même comportement serait anormal et illégitime dans un hall de gare ! Qu’est-ce qui détermine la légitimité de ce comportement ? C’est la signification que l’on accorde à cet espace.

    Plus on tient à la propreté d’un lieu, plus il reste propre. Un espace qui est sali est un espace dans lequel on considère que la dégradation est légitime. Un espace qui reste propre est un espace qui rend le comportement de dégradation, illégitime et anormal.»

    Pour retrouver l’intégralité des bonnes pratiques évoquées lors des rencontres, vous pouvez télécharger la fiche pratique de la thématique propreté et espace public.

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